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Première époque
Vers l'an 450 arrive une caravane d'une vingtaine de personnes chassées du centre de la Gaule par les Huns. La caravane plante ses tentes, au pied des collines, sur les bords de la Garonne, près de l'embouchure du Dropt, puis se met à construire quelques abris en torchis. Quelques années après, la communauté a grandi et vit tranquillement, arrivent alors les Gascons de la Biscaye et des Pyrénées qui mettent une dizaine d'année à s'intégrer, des maisons sont bâties. 

En l'espace d'un siècle, la population atteint plusieurs centaines d'habitants : une petite bourgade est née, en raison de sa situation géographique elle porte le nom de CODO DROTI. 

C'est le règne de Pépin le Bref, milieu du 8ème siècle, que CODO DROTI s'étend, les maisons sont bâties jusqu'au bas des collines sur lesquelles des moulins à vent se mettent à tourner. 

Charlemagne, à son retour d'Espagne, habite quelques temps à CODO DROTI, y fait bâtir une basilique, y fonde une école. Un de ses fils, frère jumeau du futur Louis le Débonnaire, meurt, à CODO DROTI.








Pépin le Bref
 







 

Charlemagne
Deuxième époque
Les Normands, repoussés une première fois, réapparaissent en Gaule en 838, ils vont passer à travers tout le pays.
 
Les habitants de CODO DROTI, en 862 vont fortifier la ville, ils creusent un fossé et bâtissent une muraille de 8 mètres de haut avec 2 portes principales : une au Nord (celle qui existe actuellement sur l'emplacement a été reconstruite fin 18 ème siècle ) ; une à l'Ouest, la porte Saint Martin (elle existait encore à la fin du 19 ème siècle, un pan de mur de 8 mètres est visible dans le quartier de Terré).
 
Un personnage important de cette époque dénommé Malle, meunier à l'origine, se fait remarquer par ses faits d'armes et devient Duc (sans duché) par la grâce du roi Charles le Chauve.
 
Quand les Normands arrivent en Aquitaine pour piller et incendier toutes les villes de la vallée de la Garonne, le Duc Malle (ses descendants sont les Lucmalle), organise la défense de la ville fortifiée de CODO DROTI avec beaucoup d'intelligence, il meurt pendant une attaque, les assiégés quittent alors la ville par le souterrain qui part vers la Garonne (on ne l'a pas retrouvé). Le lendemain, les Normands trouvent la ville vide et y mettent le feu, ne subsistent que : les trois murailles, la porte Saint-Martin, la Basilique et le Cassinoglium (logement de Charlemagne). C'était donc à la fin du 9 ème siècle, les habitants, revenus, reconstruisirent petit à petit.
Troisième époque
A l'époque des guerres de religion, CAUDROT a un fort contingent de réformés, mais le protestantisme va exister 200 ans dans CAUDROT jusqu'en 1728.
 
A la fin du 18ème siècle, le clocher de l'église et la nef sont reconstruits après un incendie.
 
La distribution régulière du courrier se fera à partir de 1877, en 1881 le télégraphe est installé et en 1904 une cabine téléphonique.
 
Les bourgeois de CAUDROT achètent les douves de la ville et font construire les maisons qui forment la façade sud de l'actuelle Place des Tilleuls. C'est aussi l'époque de la prospérité due au commerce des vins par la Garonne, avec utilisation importante du Port qui reçoit de nombreuses gabares venant de BORDEAUX.
Quatrième époque
Au milieu du 19ème siècle, les peintres BONNET et VINCENT peignent des architectures en trompes l'œil dans le chœur de l'église (mobilier classé).
 
CAUDROT aujourd'hui est une petite ville agréable où la population a fortement augmenté (13%) entre 1982 et 1990, de nombreux commerces, services et artisans sont à la disposition des caudrotais et des habitants des villages environnants des deux rives de la Garonne, les communications étant facilitées par le pont de Castets, celui-ci, à la fin du 19ème siècle, a remplacé le bac qui, du quai permettait d'atteindre Barie, ce qui explique que la rue du Port est une route départementale.
Ecusson

Ecu moderne

De gueules au chevron d'argent accompagné trois étoiles d'or bien ordonnées : deux en chef une en pointe ; à la divise d'argent et au chef à trois abeilles aux ailes étendues d'or.

Copie de l'original par l'auteur.